Il n’est pas français !
Petit rappel historique et de définitions. Ce qu’on connait en revanche, c’est sa filiation avec l’almanach. Un almanach, c’est un résumé annuel de publications en tous genres tel le célèbre Almanach Vermot :

Almanach vermot 2013

Un almanach humoristique centenaire – Pleine Vie

L’annuaire quant à lui est un ouvrage présentant des informations sous forme de listes : le mot apparaît en 1793 avec l’Annuaire du Républicain… qui n’était autre que le calendrier, l’autre définition de l’almanach.

Calendrier republicain

Un exemplaire d’époque- Wikimédia

On mélangeait souvent les deux termes (alors que l’almanach datait du Moyen Âge). Preuve de cette confusion, l’Almanach royal fondé en 1683 pour le roi Louis XIV devint l’annuaire de l’administration française. C’est en 1763 que le premier annuaire des entreprises fut édité, par un certain… Sébastien Bottin.

Sebastien Bottin

Sébastien Bottin – Corpus et Ampois

Les pages jaunes telles que nous les connaissons proviennent, elles, des États Unis : ce listing téléphonique avait été commandé à un imprimeur par la Wyoming Telephone Company, en 1883. Pourquoi jaunes ? Parce qu’il n’y avait plus de papier blanc !
Lecteur, si vous êtes chef d’entreprise, remerciez Loren M. Berry à qui l’on doit le concept des espaces publicitaires qui couvrent ces pages…
Il faut attendre trois années supplémentaires et l’intervention de Reuben H. Donnelley pour que les pages blanches intègrent l’annuaire, séparant les particuliers des professionnels. L’annuaire était néanmoins apparu en France en 1880, avec… 200 abonnés inscrits.

Pages blanches

Les pages blanches – Synchro-blogue

En 1983, l’annuaire prend un coup de vieux : c’est l’arrivée du Minitel. Dans les années 2000, celle de l’internet…

Pages jaunes web

Le site Pages jaunes.fr – FunBuzz

… et désormais, on peut les consulter sur son téléphone !

Les pages jaunes mobile
Selon cet article, il semblerait que l’ensemble des annuaires européens passent au numérique d’ici 2016… En attendant, voici de quoi est faite la version papier !

Une histoire racontée par Johann Paquelier.

Crédits image d’en tête : l’Atelier