Son usage se fait de plus en plus rare mais il est encore possible d’en acheter. Le buvard est un papier très absorbant qui sert à éponger l’encre qui déborde des plumes. Indispensable pour éviter les taches avec une vieille plume, son usage a été prolongé jusqu’aux premiers stylos plumes, qui avaient tendance à goutter, surtout tenus trop fermement par les enfants.

Le papier buvard peut aussi servir à assécher les plantes dans un herbier ou pour la restauration de documents. Le buvard se décline aussi en fine languettes imprégnées de parfum, produits chimiques servant aux analyses médicales… Ou contenant des drogues chez les toxicomanes.

La légende raconte que le buvard serait né à la suite d’une erreur d’un jeune apprenti à la fin du XIXème siècle, ayant oublié de mettre de la colle dans la pâte à papier. Le papier résultant était inutilisable pour l’écriture, pompant l’encre de la plume et la répandant en grosses auréoles. Est-ce que le jeune apprenti a essayé de s’en sortir en trouvant un moyen de réutiliser ce stock ? Est-ce que l’idée vient d’un fabricant de plume ? L’histoire n’en dit pas plus. Ce que l’on sait, c’est qu’en quelques années l’usage de buvard se répandit, rendant bien des services aux cochons de l’écriture.

Le buvard succomba très rapidement à la manie des objets publicitaires. Toujours sous les yeux de son utilisateur lorsqu’il écrit, disposant d’une grande surface pour écrire des messages, économique à distribuer… Le support idéal. Et puis… quoi de plus drôle de répandre de grosses taches d’encre sur la vache qui rit ?

L’arrivée du stylo bille marqua le déclin du buvard. Ironiquement, le buvard fut un support publicitaire de choix pour les fabricants de stylo bille qui mettaient ainsi en avant les avantages de leur produit.

Une histoire racontée par Thibaut Deveraux.

L’auteur du buvard présenté en tête est l’artiste Alain Satié. Une œuvre d’enfance. Les graphismes des autres buvards sont la propriété des marques respectives. Il n’a malheureusement pas été possible de retrouver le nom de l’écolier auteur des taches d’encre sur le buvard de la Vache qui rit.